Un lieu rempli de signification

Construite au début du 20e siècle par la compagnie St-Maurice Pulp and Paper, cette maison fut rachetée en 1926 par Raphaël Morin. Celui-ci y installa sa famille, mais décéda malheureusement peu après, fauché par un accident de travail. Il laissa dans le deuil et la misère une femme enceinte paralysée et neuf enfants. Lucia, dite « Lucie », dû alors prendre en charge la maisonnée avec un maigre 6 dollars par mois comme tout revenu. Heureusement, quelques années plus tard, la Commission des accidents du travail, reconnut formellement la cause de la mort de Raphaël, et Lucie vit sa pension augmenter à 30 dollars par mois : C’était la corne d’abondance !

Une force de la nature !

Pour survivre dans cette situation pénible, Lucie, avec l’aide de ses frères et de ses sœurs, élevait poules, vaches et cochons… Très habile de ses mains, elle faisait aussi de la couture pour les gens du village. Son grand courage et sa ténacité à toute épreuve permirent à cette femme sans pareille d’arriver à vivre décemment et à se sortir de la misère avec dignité.

Une vie au dénouement insolite

Hélas, les dernières années de sa vie furent désolantes. Elle ne s’est jamais mariée. Après s’être consacrée corps et âme à sa famille, elle se retira du monde et vécut en ermite, ses vingt-quatre chats comme seuls compagnons. Lucie décéda en 2003, laissant derrière elle une vie au parcours semé d’embûches, certes, mais une vie qu’elle avait malgré tout choisie...

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Conception : Infographie Pohénégamook
© La Maison de Lucie 2004